La vallée des rois et des reines
Face aux temples de Karnak et de Louxor, sur la rive Ouest du Nil, apparaît la nécropole de Thèbes.
C’est là que les souverains du Nouvel Empire ont choisi de creuser leur demeure d’éternité.
A leur suite, épouses royales, nobles et artistes se firent inhumer dans le flan des montagnes alentour : une véritable société d’outre-tombe y repose.
La nécropole thébaine renferme ainsi :
la Vallée des Rois,
la Vallée des Reines,
la Vallée des Nobles,
la Vallée des Artistes (Deir el-Médineh)
Deir el-Bahari (temple d’Hatshepsout)
Le Ramesseum (temple de Ramsès II)
Médinet-Habou (temple de Ramsès III)
Le temple de Séthi Ier
La vallée des rois servit de lieu d’inhumation pour les souverains d’Egypte de Thoutmosis I (1493-1481) jusqu’à Ramsès XI (1099-1069) qui clôt la XXe dynastie.
Le culte du roi défunt, depuis l’aube de la civilisation égyptienne, réclamait l’existence d’un temple funéraire : un « temple des millions d’années », tel ceux de Ramsès II, Ramsès III, Séthi Ier et Hatshepsout qui sont encore bien conservés.
La Vallée des Rois et des Reines
A partir du Nouvel Empire, les pharaons abandonnent l’idée de faire construire des pyramides avec leurs temples funéraires; ces sépultures, trop visibles, attirent les pillards.
Ils décident donc de se faire enterrent dans des tombeaux creusés dans les rochers, sous la montagne thébaine, dans une petite vallée désertique. Les temples funéraires se trouvent alors dissociés des tombeaux et bâtis en contrebas de la montagne.
En pénétrant dans la Vallée, on ne s’attend pas à découvrir les trésors enfouis depuis des millions d’années.
Il faut visiter la tombe de Toutankhamon, dont les trésors fabuleux reposent au musée du Caire, la tombe de Ramsès VI, qui a un plafond entièrement décoré de scènes astronomiques, la tombe de Thoutmosis III, seulement accessible par une échelle de fer moderne d’une dizaine de mètres avant de plonger dans les profondeurs d’un couloir étroit : pour les courageux !
Dans la Vallée des Reines, la tombe de Néfertari, épouse préférée de Ramsès II, est la plus captivante.
Deir el-Bahari
C’est un majestueux temple funéraire dédié à la princesse Hathor, construit par Hatshepsout, épouse et demi-sœur de Thoutmosis II.
le temple est parfaitement intégré à la falaise, le sanctuaire se trouvant au cœur de la montagne.
Le Ramesseum
C’est peu après son accession au trône que le pharaon Ramsès II (1279-1213) entreprit la construction de son temple funéraire.
Plus que son architecture d’ensemble, ce sont les reliefs du Ramesseum qui retiendront en tout premier lieu l’attention : une véritable gloire aux grandes victoires du règne.
Médinet-Habou
La partie la plus impressionnante est le temple funéraire de Ramsès III, presque entièrement conservé, il est l’exemple le plus parfait des temples de la dynastie ramesside.
Les colosses de Memnon.
Deux énormes colosses se dressent à l’entrée du temple funéraire d’Aménophis III, disparu depuis.
Il est dit que, chaque matin, la statue de Memnon « chantait ».
Memnon, fils d’Aurore et de Titon, roi d’Egypte et d’Ethiopie, envoyé par son père à la défense de Troie assiégée par les grecs, se couvrit de gloire avant de mourir sous les coups d’Achille.
Aurore, en larmes, aurait prié le dieu Jupiter de faire revivre son fils au moins un moment chaque jour.
Ainsi, chaque matin, sous les caresses de l’aurore, Memnon répondait à sa mère inconsolable par une longue lamentation.
Explication prosaïque : l’eau accumulée pendant la nuit faisant vibrer l’air en s’évaporant.
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